Torta nua italienne : la recette de ce gâteau nuage à la crème pâtissière, un vrai délice !

Torta nua italienne : la recette de ce gâteau nuage à la crème pâtissière, un vrai délice !

Plongez au cœur de l’Italie avec un dessert qui a le don de surprendre et de réconforter : la Torta Nua. Souvent décrit comme un gâteau nuage, ce délice porte bien son nom. Imaginez une pâte d’une légèreté aérienne, presque évanescente, qui cache en son sein des poches gourmandes de crème pâtissière onctueuse. Le secret de sa magie ? La crème, déposée crue sur la pâte avant cuisson, plonge mystérieusement pendant que le gâteau gonfle, créant un effet marbré aussi joli que savoureux. Nua, qui signifie ‘nue’ en italien, fait référence à cette simplicité désarmante : pas de glaçage, pas de fioritures, juste la pureté d’un biscuit moelleux et la douceur d’une crème veloutée. C’est le gâteau familial par excellence, celui que les nonne (grands-mères italiennes) préparent avec amour pour le goûter ou le petit-déjeuner. Aujourd’hui, je vous livre les secrets pour réussir à la perfection ce trésor de la pâtisserie transalpine. Enfilez votre tablier, nous partons pour un voyage sensoriel inoubliable !

25 minutes

40 minutes

facile

Ingrédients

personnes +

Ustensiles

Préparation

1. La crème pâtissière, cœur fondant du gâteau

Commençons par la star de la recette : la crème. Dans un saladier, versez les deux jaunes d’œufs et les 50 grammes de sucre. À l’aide d’un fouet, mélangez énergiquement jusqu’à ce que le mélange blanchisse. Blanchir, cela veut simplement dire que le mélange va pâlir et devenir mousseux. C’est une étape clé pour une crème sans grumeaux. Ajoutez ensuite les 20 grammes de farine et fouettez de nouveau pour bien l’incorporer. Pendant ce temps, faites chauffer les 250 millilitres de lait dans une casserole avec l’arôme de citron. Attention, le lait doit être chaud mais ne doit surtout pas bouillir. Versez lentement la moitié du lait chaud sur le mélange œufs-sucre-farine tout en continuant de fouetter. Cela s’appelle détendre la préparation et évite de cuire les œufs. Reversez le tout dans la casserole avec le reste du lait. Faites cuire à feu doux sans jamais cesser de remuer avec le fouet, en insistant bien sur les bords et le fond de la casserole. La crème va épaissir en quelques minutes. Dès les premiers bouillonnements, retirez du feu. Versez-la dans un plat, filmez-la au contact, c’est-à-dire que le film alimentaire doit toucher la surface de la crème pour éviter qu’une peau ne se forme, et laissez-la tiédir.

2. L’appareil à gâteau, un nuage de douceur

Passons maintenant à la base du gâteau. Préchauffez votre four à 180°C (thermostat 6). Beurrez et farinez généreusement votre moule à manqué. Dans le bol de votre robot ou un grand saladier, cassez les deux œufs entiers et ajoutez les 120 grammes de sucre. Battez le tout à vitesse rapide pendant au moins 5 à 7 minutes. N’ayez pas peur d’insister, c’est le secret d’un gâteau ultra-moelleux. Vous devez obtenir une préparation très claire, volumineuse et qui forme un ‘ruban’ quand vous soulevez le fouet. Faire le ruban signifie que la pâte retombe en formant un pli qui reste visible quelques secondes à la surface. Baissez la vitesse du batteur et versez en filet l’huile, puis le lait. Continuez de battre juste le temps d’incorporer les liquides. Dans un autre récipient, mélangez la farine et la levure chimique. Tamisez ce mélange de poudres au-dessus de votre préparation liquide. Incorporez-le délicatement à l’aide d’une spatule maryse, en faisant des mouvements amples du bas vers le haut pour ne pas faire retomber l’appareil et conserver tout l’air que vous avez incorporé.

3. L’assemblage magique et la cuisson

Votre appareil à gâteau est prêt, lisse et homogène. Versez-le dans le moule que vous aviez préparé. Lissez la surface avec votre spatule. Reprenez votre crème pâtissière qui doit être tiède. À l’aide d’une grosse cuillère, déposez des ‘tas’ de crème sur toute la surface de la pâte à gâteau. Ne cherchez pas à les enfoncer ou à les étaler, c’est la magie de la cuisson qui va s’en charger ! Enfournez immédiatement dans le four préchauffé pour environ 40 minutes. Pour vérifier la cuisson, la meilleure technique reste celle du couteau : plantez la lame au centre du gâteau (en évitant une poche de crème). Si elle ressort propre et sèche, votre Torta Nua est cuite. Sinon, prolongez la cuisson de 5 minutes et testez à nouveau.

4. Le repos et la touche finale

Une fois le gâteau cuit, sortez-le du four et laissez-le tiédir dans son moule pendant une quinzaine de minutes. C’est important pour qu’il se stabilise. Ensuite, passez délicatement la lame d’un couteau sur les bords et ouvrez la charnière du moule pour le démouler. Laissez-le refroidir complètement sur une grille. La patience est une vertu en pâtisserie ! Une fois qu’il est bien froid, juste avant de le servir, saupoudrez-le généreusement de sucre glace à l’aide d’un petit tamis pour un fini élégant et gourmand.

Clémence

Mon astuce de chef

Pour une Torta Nua encore plus aérienne, mon secret est de séparer les blancs des jaunes des deux œufs du gâteau. Montez les blancs en neige bien ferme avec une pincée de sel. Incorporez les jaunes avec le sucre comme indiqué dans la recette, puis les liquides et les poudres. À la toute fin, incorporez délicatement les blancs en neige à la maryse. Votre gâteau gagnera en légèreté et en volume, un vrai nuage en bouche !

L’accord parfait pour votre Torta Nua

Ce gâteau, avec sa douceur réconfortante, appelle une boisson qui souligne sa délicatesse sans l’écraser. Pour rester dans l’esprit italien, un cappuccino crémeux ou un latte macchiato sera idéal pour une pause gourmande dans l’après-midi. Si vous le servez en dessert, optez pour un verre de Moscato d’Asti, un vin blanc pétillant, doux et peu alcoolisé du Piémont. Ses notes de pêche, de fleur d’oranger et de sauge se marieront à merveille avec l’arôme de citron de la crème.

L’info en plus

La Torta Nua est un parfait exemple de la cucina povera, la ‘cuisine pauvre’ italienne, qui sublime des ingrédients simples et accessibles pour créer des plats extraordinaires. Son origine exacte est débattue, chaque région revendiquant une version, mais elle incarne l’esprit de la cuisine familiale, généreuse et sans prétention. Le nom ‘nue’ vient du fait qu’elle est traditionnellement servie telle quelle, sans glaçage ni décoration complexe, laissant la beauté de sa texture et le contraste entre la pâte et la crème parler d’eux-mêmes. C’est cette simplicité qui fait tout son charme et qui en a fait un classique des blogs de cuisine et des tables familiales en Italie.

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